Un exemple à ne pas suivre
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MONT-DE-MARSAN. --L'ancienne dirigeante avait détourné une dizaine de milliers
d'euros du compte de l'association de cibistes
Prison avec sursis pour l'ex-présidente d'association
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:E.A.C.
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RCM, soit Radio CB Mont-de-Marsan. Créée dans les années 1990, d'abord sous le nom de
SOS CB Landes, cette association montoise regroupe une centaine de passionnés de la CB dont l'activité consiste à offrir une assistance radio lors des manifestations sportives du
département. Parmi ces férues, Éliane, 57 ans. De 2001 à la fin de 2003, elle présida la structure. Hier, elle comparaissait devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan pour abus
de confiance. La justice lui reproche une gestion pour le moins étrange des finances de l'association. Au total, une dizaine de milliers d'euros ont disparu du compte dont elle était la
seule à disposer de la signature. Le regard dans le vague, Éliane botte en touche à chacune des questions. « Le chéquier était
utilisé régulièrement pour effectuer des courses alimentaires. À qui profitaient ces achats ? », l'interroge le président d'audience. « Nous organisions souvent des repas », assure la
prévenue malgré les nombreux témoignages d'adhérents qui disent le contraire. « Plusieurs sommes ont été débitées sans justificatif. 3 000 francs, d'abord, puis des centaines de francs.
Quelques jours après l'opération bancaire, on retrouve ces montants sur votre propre compte », poursuit le magistrat. « Je ne me rappelle pas », se contente de déclarer Éliane. « Les
comptes de l'association étaient validés en assemblée générale tous les ans », se défend l'ancienne présidente tout en sous-entendant un complot ourdi contre elle par son successeur.
Une théorie balayée d'un trait par la représentante du ministère public qui rappelle le classement sans suite ordonné dans un premier temps au vu des témoignages en faveur de
l'ex-dirigeante. « Ce n'est que suite à la constitution de partie civile de l'actuel président devant le doyen des juges d'instruction que des poursuites ont été entamées », insiste la
substitut du procureur. Trois mois de prison avec sursis et mise à l'épreuve sont requis ainsi que l'obligation d'indemniser les victimes. Les arguments de l'avocat de la défense, qui plaide la relaxe et s'appuie sur la thèse de la
machination, n'ont pas convaincu les juges. Éliane a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et devra verser 15 000 euros de dommages et intérêts à l'association.
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Par USTE FRANCE
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Publié dans : RADIO SECURITE COURSE
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